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02.07.2008
BAUMEL III - 6
6 - Les années fin de siècle
Maire-député plus que Député-maire
Alors que Lionel Jospin constitue ses équipes et s’apprête à gouverner, les tenants de l’ancienne majorité se relèvent douloureusement de la défaite.
Alain Juppé s’est retiré dans son fief du Bordelais. Jacques Chirac, président de tous les Français, doit affronter chaque jour non seulement son nouveau premier ministre mais aussi ceux qui prennent en main son parti, le RPR. Philippe Séguin en est le président, Nicolas Sarkozy, ce balladurien, ce “traître”, le secrétaire général. Tous deux s’efforcent de fonder une confédération des partis de droite et obtiennent l’accord de l’UDF François Léotard, mais la Démocratie libérale d’Alain Madelin tient à préserver son autonomie.
Jacques Chirac “ tente de prendre la posture gaullienne au-dessus des partis” (...) Il reçoit même à l’Élysée les “nouveaux barons du gaullisme”, Pasqua compris, alors que l’ancien ministre de l’Intérieur ne rêve que de se débarrasser de ce Chirac coupable d’avoir détruit le RPR ! Mais il laisse à l’écart les vieux barons, les vrais, les Olivier Guichard, les Jacques Baumel puisque cette génération d’Historiques a eu le tort de soutenir Giscard d’Estaing en 1981. La rancune est un plat qui se mange froid, nappé d’une sauce à la haine1.“
Appuyé par Pasqua, Sarkozy, tous ses amis des Hauts-de-Seine, Jacques Baumel pourrait réagir contre ce manque de considération, mais les soubresauts, les surprises, les contraintes de la politique politicienne ne l’amusent plus.
Majorité, opposition, cohabitation, il a tout expérimenté.
Certes, il est décidé à remplir scrupuleusement ses mandats.
La législature qu’il aborde ressemblera pour l’essentiel aux précédentes . Il “s’inscrit au groupe du Rassemblement pour la République”, est nommé “Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées”. Mais désormais, s’il fréquente aussi assidûment que possible le Palais Bourbon, il n’intervient plus comme il le faisait à la tribune. De 1998 à 2001, son nom ne figure plus dans les comptes rendus des débats de l’Assemblée nationale.
En revanche, il se consacre plus que jamais à sa commune.
L’un des grands projets des années à venir, c’est la création d’un vaste parc naturel, la “Coulée verte”, qui s’étendra, sur 400 hectares, de l’étang de Saint-Cucufa, au cœur de la forêt de la Malmaison, jusqu’aux berges de la Seine, en passant par les coteaux des Gallicourts. Pour l’acquisition et l’aménagement paysager de 9767 m2 de terrains dans ce secteur des Gallicourts, le Conseil municipal a sollicité, au mois de février 1997, une subvention auprès de l’Agence régionale des espaces verts. Il obtient en septembre 3 226 000F et décide d’entreprendre sans plus tarder des travaux de débroussaillage “qui seront réalisés dans le cadre d’un chantier-école d’insertion par quinze Rueillois bénéficiaires du RMI ou chômeurs de longue durée.”
Mais il ne faudrait pas croire que M. le Maire a attendu la mise en œuvre de ce projet pour faire de Rueil une “ville verte”. De nombreux parcs et jardins publics sont venus agrémenter la cité depuis qu’il en a pris la tête. Au cœur du centre-ville, au pied du Conservatoire national de Région, le parc de l’Amitié s’étend sur 15 000 m2, avec son théâtre de verdure, sa pergola, sa parure de rosiers et son jardin japonais. Dans le quartier Plaine-gare (mieux vaut dire le village Plaine-gare si l’on veut plaire à M. le Maire), le jardin de l’Athénée sépare la rue du centre culturel. A Rueil 2000, village limitrophe, le parc des Impressionnistes offre, sur 2,5 ha, une succession de trois jardins qui évoquent les œuvres des peintres dont le souvenir hante ces lieux, avec en particulier un jardin d’eau autour d’une petite île qui fait penser à la célèbre Grenouillère.
Longeant ce parc, et s’étendant, de part et d’autre, de Nanterre à Bougival, sur 1,5 km, les berges de Seine, aménagées, soigneusement entretenues, accueillent les promeneurs à pied, mais aussi les cyclistes ainsi que les adeptes du jogging. Un seul regret peut-être pour les amateurs de ces frais ombrages : sur une longue partie de leur étroit chemin, ils sont en fin de semaine fort nombreux à se croiser, entre la Seine et un haut grillage qui limite un terrain de golf.
L’espace réservé au public est de 3,5 ha .
Le golf occupe 16 ha. Mais la Ville n’a loué ce terrain à la CISE (Compagnie de services et d’environnement), “première société française d’exploitation de golfs”, que pour une durée de 50 ans. “ Au terme de ce bail, la mairie pourra recouvrer l’usage de son terrain, ainsi que des réalisations effectuées, et cela en toute propriété 2 .”.
En vérité, les Rueillois amoureux de la nature disposent d’autres vastes espaces . A quelque cinq cents mètres de la place de l’Église, une grille donne accès au parc de Bois-Préau. Pour d’obscures raisons, ce parc avait été fermé. Jacques Baumel ayant obtenu sa réouverture, ses administrés disposent, sur 17 ha, des tapis verts de ses pelouses et des mystères de ses sous-bois d’arbres centenaires. Veulent-ils changer de décor? Qu’ils traversent le parc. A deux pas de la sortie, ils découvriront la serre tropicale de la Maison de la Nature. Et pour être complet avec les réalisations de M. le Maire dans le domaine de l’environnement, il faut citer encore le verger de Buzenval, avec son kiosque à musique élevé au milieu des arbres fruitiers, et aussi le potager de la Ferme du Mont Valérien, réservé aux enfants des centres de loisirs.
Tout cela est déjà considérable, mais Jacques Baumel tient à engager maintenant un processus irréversible conduisant à la réalisation de la Coulée verte, puis à celle du grand Parc Naturel Urbain dont il rêve. 3
Ainsi crée-t-il des sites protégés, mais en même temps, avec non moins de conviction, il travaille à son projet d’un nouvel ensemble théâtral, éducatif et culturel (ETEC).
Dès 1972, le nouveau maire a ouvert le Centre culturel Edmond Rostand, et deux ans seulement après avoir pris en main la commune, le 17 mai 1973, il a inauguré l’Espace Loisirs et Arts de la Malmaison (ELAM). Cet “espace” changera de nom dix ans plus tard, pour devenir le TAM (Théâtre André Malraux), mais restera un “grand complexe qui regroupe toutes les activités culturelles, artistiques et sociales d’une grande ville de banlieue.”
En 1993, on fête en même temps les vingt ans du premier centre culturel et l’ouverture d’un second, l’Ermitage, installé dans la demeure rénovée du père Joseph (Éminence Grise de Richelieu). Puis, en raison du succès de ces centres mais aussi de l’accroissement de la population avec Rueil 2000, deux autres sont créés : l’Espace Renoir, en 1995, et l’Athénée, en 1996.
“Edmond Rostand” et “l’Athénée” offrent deux petites salles de spectacle, qui viennent s’ajouter à celle du TAM.
“L’Athénée et “l’Espace Renoir” disposent de bibliothèques qui sont des annexes de la bibliothèque centrale, voisine du TAM.
Et pourtant, en avril 1996, Jacques Baumel déclare :
“Le Théâtre André Malraux (...) ne répond plus aux besoins d’une ville comme la nôtre, ni aux attentes d’une population dont les habitudes de vie et les exigences ont changé (...) La bibliothèque, quant à elle, ne répond plus aux besoins et tout le monde demande sa modernisation. Elle est en effet très en deçà des normes demandées par le Ministère de la Culture (...) Devant ces faits incontestables, il s’agit de répondre aux demandes des Rueillois par la création d’un “Ensemble théâtral éducatif et culturel” composé de trois parties : une bibliothèque (de 3000 m2 qui...) prendra le nom d’Albert Camus, un Espace théâtral comprenant la salle actuelle du TAM et une nouvelle salle de 1080 places (...) et l’Agora (salles de conférences, lieux de rencontre, espace de restauration).
A cette date, M. le Maire ne conçoit ce projet que comme un agrandissement des éléments en place. Il affirme qu'un "autre équipement séparé (coûterait) plus cher à la construction et (doublerait) les charges de fonctionnement. De plus, aucun terrain dans le Centre-Ville ne se (prêterait) à cette opération 4 . ”
Ce projet est adopté lors du dernier Conseil municipal de l’année 1997, après avoir “donné lieu à un large débat, dont chacun s’est félicité” si l’on en croit le compte-rendu de la séance.
Toutefois, l’opposition est loin d’être satisfaite.
Beaucoup d’autres débats vont suivre, sans que jamais Jacques Baumel n’abandonne son ambitieux projet.
Un accord intervient enfin, comme en témoigne cette déclaration des élus municipaux socialistes, en novembre 1998: “Au début de l’année, le maire a renoncé au projet de réaménagement et d’agrandissement du TAM et de la bibliothèque (...) Nous y étions fermement opposés (...) La municipalité a immédiatement, conformément à ce que nous souhaitions, modifié ses plans : une nouvelle bibliothèque sera construite à proximité de la Mairie, entre la nouvelle Mairie et la rue Hervet; la salle du TAM va être agrandie (...) Ces nouveaux aménagements sont exactement ce que nous préconisions (...) Nous y sommes favorables ...”
La restructuration du TAM, prévue pour le premier trimestre 2002, comprendra une salle de 1000 places minimum et un espace Agora destiné aux entreprises et associations.
Quant à la “bibliothèque” - plus exactement, “la médiathèque” - quel immense chantier! Elle sera implantée derrière la nouvelle mairie, sur l’esplanade du parking central déjà en construction. Au fil des mois, d’août 1999 à janvier 2002, les Rueillois vont voir s’élever cette “cathédrale de verre”, “dernier bijou de l’architecture contemporaine“.
Inaugurée le 22 janvier, elle ne s’appellera pas Albert Camus, mais Jacques Baumel.
Et M. le Maire, dans son discours, dira simplement :
“ Elle est enfin pour moi le rêve réalisé . ”
Les campagnes électorales
Cependant, le premier magistrat municipal doit aussi se consacrer à des travaux moins exaltants que la Coulée verte, le TAM ou la Médiathèque.
Au mois de mars 1998 ont lieu les élections régionales et cantonales. Concernant les premières, la gauche, bien qu’elle obtienne la majorité des sièges dans dix régions, ne confirme pas sa victoire des législatives de 1977. La droite reste stable. Mais dans les Hauts-de-Seine, Charles Pasqua (RPR-UDF) essuie un grave échec, avec 32,52% des voix et dix sièges, alors qu’il avait obtenu 40,96% des voix et 12 sièges en 1992. L’affront qu’il subit est d’autant plus cinglant que, non seulement il est devancé par la liste de Catherine Lalumière (gauche plurielle), 33,79% des voix (10 sièges), mais le dissident Florent Montillot (DVD) obtient 10,30 % des voix et 3 sièges. A Rueil, Jacques Baumel note avec dépit que les variations qui ont affecté le département ont également touché sa ville 5. Il déplore que la région passe à gauche pour la première fois depuis qu’elle existe. Il a toutefois, pour se consoler, le résultat des élections cantonales qui ont eu lieu le même jour : son adjoint à la mairie, Jean-Claude Caron, est brillamment réélu conseiller général dès le premier tour, avec 52,34% des voix. 6
Quand vient le moment d’élire les présidents de région, Philippe Séguin condamne ceux qui pactisent avec l’extrême droite, ce qui n’empêche pas cinq d’entre eux d’être élus avec les voix du FN.
Ces remous sont à peine apaisés lorsque la préparation des élections au Parlement européen, qui auront lieu en juin 1999, en fait naître de nouveaux. Le 16 avril, l’impétueux Philippe Séguin, président du RPR et tête de liste désigné, démissionne avec fracas, à la suite de désaccords avec le Président Chirac et la plupart des centristes. Sarkozy le remplace au pied levé. Mais “l’union” chère à Jacques Baumel n’en reste pas moins bafouée! En effet, Sarkozy aura contre lui, outre les opposants habituels, Bayrou (UDF) et l’alliance Pasqua-Villiers (Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe). Où est le bon temps -c’était en 1992 - où le maire de Rueil recevait Pierre Messmer au théâtre André Malraux pour dire avec lui “non” à Maastricht sans que le parti gaulliste explose ? Cette fois-ci, il fait preuve d’une rare discrétion, à peine remarquée d’ailleurs, car les électeurs s’intéressent fort peu à ces élections, qui surprendront surtout par le taux de 52,2% d’abstentions.
Quant aux résultats ils ne lui font pas regretter sa réserve. 7
“La prochaine réunion du RPR aura lieu à la salle défaite de l’Élysée”, titre le Canard enchaîné. Sarkozy s’en tire avec “une très sévère déculottée”, dépassé qu’il a été par les compères Pasqua-Villiers, sans parler de l’irritant Bayrou, qui l’a talonné de près.
L’année suivante pourtant, à l’occasion du référendum sur le quinquennat, Jacques Baumel se départit de sa prudence et prend nettement position pour le “non”, avec Pasqua et Villiers, contre le “oui” de son parti (et des principaux partis qui soutiennent Jospin). Mais ces administrés ne lui en tiendront pas rigueur, le nombre des abstentions ayant une fois encore marqué cette consultation 8.
Et sans doute M. le Maire a-t-il bien raison de penser que pour les Rueillois, ce qui compte avant tout, c’est la façon dont il gère la commune.
L’emploi
La fracassante sortie de Philippe Séguin, qualifiant en 1993 de “Munich social” la politique conduite par Édouard Balladur et ses partisans pour lutter contre le chômage n’avait nullement découragé Jacques Baumel.
En 1994, il invite de nouveau Michel Giraud, ministre du Travail et de l’Emploi, à inaugurer ce que l’on appelle cette année-là le “premier téléthon pour l’emploi”.
“Énorme succès pour le forum de l’emploi de Rueil -le plus important jamais organisé en France, titre Notre Journal. 9
Le mérite en revient à Marie-Pierre Establie, directrice de la Maison d’Information sur la Formation et l’Emploi (MIF) et à toute son équipe, à qui Jacques Baumel et Thierry Saussez ont rendu un vibrant hommage”.
Thierry Saussez, maire-adjoint chargé de l’Emploi-Formation et de la Jeunesse, profite de son intervention pour préciser que “les actions entreprises au cours des cinq dernières années ont permis de créer 2200 emplois”.
Dans les semaines qui suivent le Forum, la MIF doit changer de locaux, en raison de “l’afflux de milliers de personnes”, et devient “Maison de l’emploi”.
En 1995, la Maison de l’emploi assure “le suivi individuel de près de 3000 Rueillois en recherche d’orientation, de formation ou d’emploi.” 1700 personnes trouvent une solution, dont 1000 un emploi. “N’oublions pas néanmoins l’ampleur de la tâche, signale Thierry Saussez. Même si le chômage à Rueil est nettement inférieur à celui des Hauts-de-Seine, lui-même beaucoup plus bas qu’au niveau national, il y a ici 3500 chômeurs (Rueil-Malmaison, Garches, Vaucresson) dont près de 500 jeunes, 1250 chômeurs de longue durée et près de 500 RMIste
Chiffres donnés par Rueil informations.
“Concrètement, demande un lecteur à Marie-Pierre Establie, que propose la Maison de l’Emploi aux demandeurs?
- Ici, répond la directrice, quelqu’un qui recherche un emploi peut tout trouver. Des informations, de la documentation, des téléphones, des micro-ordinateurs, des fax et des minitels sont à la disposition du public mais aussi des conseillers professionnels.” Puis elle précise : “Depuis 1991, nous travaillons en partenariat étroit avec l’ANPE... La spécificité de notre structure s’adresse à des personnes qui sont vraiment loin de l’emploi”.
Les aléas de la politique (Jospin a remplacé Juppé), ne changent rien à la détermination de Jacques Baumel. Sous son autorité, Thierry Saussez dit : “Oui... mais” aux emplois Aubry. 10. Le “mais” pour rappeler que “l’objectif central de l’insertion, c’est l’entreprise”. Toutefois, le “oui” l’emporte à Rueil, et Marie-Pierre Establie travaille aussitôt à la mise en œuvre d’une trentaine de nouveaux emplois jeunes. Dans les semaines qui suivent, 31 jeunes seront embauchés par la Ville et 29 seront en cours de recrutement.
Les initiatives antérieures, propres à la commune, ne s’en trouvent pas ralenties. Le club d’entreprises partenaires pour l’emploi, constitué en juin 1996, ayant donné toute satisfaction, la Maison de l’Emploi met en place un Plan local d’insertion par l’économique (PLIE) .
Et s’il le faut, “la Maison de l’Emploi sort de chez elle” pour aller à la rencontre des jeunes afin de mieux les informer sur les métiers en organisant des réunions dans les quartiers.
Mais la tâche est rude, les chiffres cruels.
“Avec 2660 demandeurs d’emploi à la fin du deuxième trimestre 1997 (...) la situation à Rueil est plutôt moins grave que dans d’autres communes, mais suffisamment préoccupante pour que la Ville ait décidé de ne négliger aucun effort”.
Au mois de février 1999, sous le titre “Opération vérité : votre maire à mi-parcours (de son mandat)”, Jacques Baumel note “2719 demandeurs d’emplois sur la commune, un indice de chômage de 8,1%”. La suite de son article témoigne de sa détermination inébranlable : “Même si ces chiffres restent bien inférieurs aux moyennes nationales, régionales et départementales, la meilleure Maison de l’Emploi de France s’efforce chaque jour de les diminuer plus encore”.
Viviane Génétine, directrice adjointe de l’ANPE de Rueil confirme ce témoignage : “Chez nous, le jeune est traité comme un demandeur d’emploi normal, quelle que soit sa situation. Avec le nombre de dossiers que nous suivons, il ne peut malheureusement en être autrement. C’est pourquoi nous tentons de les orienter le plus souvent possible vers la Maison de l’Emploi où nous savons qu’ils pourront être écoutés plus attentivement”.
Mais si l’emploi des jeunes est une priorité pour Thierry Saussez, les plus âgés ne sont pas oubliés. En octobre 1999, le maire adjoint délégué à la lutte contre le chômage annonce “l’extension du parrainage aux adultes” : comme les 16 - 25 ans, les aînés seront assistés par des salariés d’entreprises formés et prêts à donner du temps et des conseils.
En octobre 2000, nouvelle initiative : “ Si les jeunes diplômés sont les premiers bénéficiaires de la reprise de l’emploi, cette embellie ne profite pas à tous les secteurs. La Maison de l’Emploi incite donc les entreprises locales à s’impliquer en faveur des chercheurs d’emploi. ”
Effet d’annonce diront certains.
Thierry Saussez a depuis longtemps répondu à cette critique. En mars 1994, à la question : “Pourquoi un Forum Rueil Emploi? Ne s’agit-il pas d’une manifestation purement médiatique?”, il avait répondu : “Si la manifestation est médiatique, tant mieux. Plus on fait connaître les expériences, les innovations (...) plus cela crée un effet d’entraînement”.
Parole d’orfèvre.
Thierry Saussez n’est-il pas un conseiller en communication professionnel, un publicitaire émérite et l’auteur d’un livre intitulé Politique séduction?
Rien d’étonnant à ce que Jacques Baumel l’ait choisi pour le seconder.
La sécurité
Dans Notre Journal de juin 1993, l’éditorial confié au maire de Rueil est intitulé : “Sécurité et Emploi, les deux soucis majeurs des Français”. Dans cet article, l’auteur déclare : “ Au-delà du chômage, et il ne faut pas attendre de miracle en quelques semaines, la préoccupation numéro deux des Français touche à la sécurité. Charles Pasqua, équilibré par Simone Veil 11, est au gouvernement pour répondre à cette seconde aspiration, rassurer les Français et renforcer leur sécurité. ”
Il approuve pleinement les trois projets de loi “préparés par lui et présentés devant le Parlement sur le droit d’être français, sur les contrôles d’identité et sur l’immigration”. Mais pour ce qui est de Rueil, il n’a pas attendu le retour au pouvoir de son ami Charles pour prendre des mesures propres à rassurer ses administrés. En 1989, il a créé l’opération “sécurité vacances”, qu’il reconduit en 1990. Cette année-là, il peut dire aux Rueillois: “Partez tranquille, la police (municipale) veille”. Il ajoute: “En effet, 24h sur 24h, tous les jours, les 3 brigades tournent en ville. Avec l’équipe de 5 motards, un passage par jour est désormais possible (devant la demeure de quiconque le souhaite).” L’année suivante, ce sont 4 brigades qui circulent dans la ville tout l’été, n’oubliant, si l’on en croit M. Vicaine, brigadier-chef, “aucune rue, aucune impasse, aucun passage”, tous les quartiers étant pendant trois mois passés “au peigne fin”.
Chaque année, de nouvelles mesures sont prises pour accroître la sécurité. Depuis 1990, “des papies et des mamies trafic” (personnes parfois d’un certain âge et disposant de quelques heures) protègent les enfants en réglant la circulation aux sorties des écoles. En 1992, l’équipe d’îlotiers passe de six à neuf personnes.
Cette mise en place d’une forte police municipale ne va pas sans quelques déconvenues. Sous le titre “Baumel travaille du képi”, le Canard enchaîné du 13-10-93 raconte qu’après “plusieurs essais infructueux”, il a recruté “un nouveau chef pour sa police municipale”, qui se prétend “commissaire en retraite, ancien des stups et des RG”. Mais l’homme a “totalement trafiqué son curriculum. Baumel a préféré ne pas trop se vanter de cette pigeonnade et virer le “commissaire” dans la plus grande discrétion”.
M. le Maire ne se décourage pas pour autant. Au début de l’année suivante, il se félicite d’abord du renforcement de la police nationale, “grâce en particulier à la décision du ministre de l’Intérieur d’affecter (à Rueil) 13 policiers supplémentaires”. Et comme le commissaire Sidot estime que les actions de la police nationale et de la police municipale “ sont complémentaires et se font en bonne intelligence”, Jacques Baumel estime que rien ne s’oppose à ce qu’il développe davantage celle qui dépend directement de lui. C’est ainsi que le 1er novembre 1994, Michel Barse, ancien colonel de gendarmerie, devient le nouveau directeur de la police municipale. Curriculum dûment vérifié : il est “fils d’un officier artilleur de l’Est de la France, diplômé de Sciences-Po Strasbourg et de l’école d’officier de la gendarmerie nationale”. Cette fois-ci, le brigadier-chef Jean-Marc Vicaine, les 52 agents, dont 4 maîtres-chiens, constamment sur le terrain, et les 18 “papies et mamies trafic” sont en de bonnes mains. Il convient de noter aussi que la prévention n’a pas été oubliée : deux “médiateurs de rue”, chargés d’aller à la rencontre des jeunes, ont été nommés le 1er octobre 1994. En 1995, le plan “Vigipirate”, qui entre en vigueur à Rueil comme dans toute la France, conduit le Maire à recruter des agents pour renforcer le corps des “papies et mamies-trafic” et à embaucher plusieurs îlotières. “spécialement affectées à des résidences ou des écoles”.
Les résultats ne se font pas attendre. “Une délinquance en baisse” : c’est le constat que dresse le Commissaire Jean-Marc Billaud, à la tête de la Police Nationale de Rueil, pour l’année 95.” Même satisfaction du côté de l’autre police dont les actions sont complémentaires. “Avec des effectifs en hausse, la Police municipale peut se targuer d’être plus efficace et plus présente sur le terrain de la délinquance : 32% d’interpellations en plus par rapport à l’année dernière.” Le colonel Barse, qui fait en ces termes le bilan de l’année 95, est heureux d’en profiter pour annoncer : “En 96, nous aurons quatre îlotiers et deux maîtres-chiens supplémentaires”. A noter que, “au grand dam des machos de tout poil, aujourd’hui, on trouve de plus en plus de femmes dans la Police. La Municipale de Rueil reflète bien ce signe des temps avec cinq femmes qui patrouillent à pied, à moto, de jour mais aussi de nuit.”
L’année suivante, les bilans sont à nouveau présentés sous le titre : “Délinquance en baisse”.
Jacques Baumel n’en souhaite pas moins “donner une nouvelle impulsion à l’action de la police municipale.” Denis Gabriel, maire adjoint, syndic de la Ville, est chargé de veiller “à la multiplication des contacts entre les Rueillois et leur police”. Pour illustrer ce “redéploiement de l’action municipale vers davantage d’actions de proximité (...) une brigade d’îlotiers en VTT va être mise en place”.
Satisfait des résultats obtenus, M. le Maire ne résiste pas au plaisir d’un brin de polémique dans son éditorial de Rueil informations de décembre 1997.
“Monsieur Chevènement, dit-il, dénonce les dangers de la violence (...) Enfin on ne nous reproche plus, comme récemment encore, notre “obsession sécuritaire”. Encore faut-il que l’on passe des paroles aux actes. Je n’ai pas attendu ces bonnes intentions. Pour assurer la tranquillité de la ville, j’ai créé, il y a douze ans, une Police Municipale contre l’avis des élus socialistes et communistes qui n’ont jamais voulu voter ces crédits (...) Dans l’attente de la future loi sur les polices urbaines, nous renforcerons la présence et le contrôle de notre Police municipale dans tous les quartiers et particulièrement (dans les plus sensibles)...”
Lorsque paraît le projet de loi du ministre de l’Intérieur tendant à réduire les pouvoirs des polices municipales, Jacques Baumel le combat. Et comme pour démontrer comment ces pouvoirs peuvent être étendus, il crée un brigade équestre, qui aura l’œil sur les réalisations prévues dans la Coulée verte et veilleront à la tranquillité des promeneurs dans les parcs et dans la forêt.
“ Toutes les statistiques le prouvent, déclare-t-il en février 1999, dans son “bilan à mi-parcours”, Rueil est une ville calme, préservée des violence des banlieues. La criminalité est en baisse, les infractions constatées ayant diminué de manière significative. Des résultats qui s’expliquent par le renforcement du travail de proximité de la police municipale (dont l’effectif total sera porté incessamment à 60 agents) et une meilleure coopération avec la police nationale et la gendarmerie. ”
Ces succès ne l’empêchent pas d’organiser, le 7 avril, une conférence-débat sur le thème de la violence urbaine, puis il demande à ses services de concevoir, à l’intention d’un large public, un “Guide de la sécurité”, et en juin, comme chaque année, il lance le “Plan de sécurité de l’été”. La sécurité routière n’échappant pas à sa vigilance, au mois d’août, il met un place, en collaboration avec la police nationale, un radar dont il a fait l’acquisition.
L’année suivante, en raison de l’organisation de la campagne électorale, l’éditorial du Maire disparaît du magazine municipal, mais non les informations concernant la sécurité. Le numéro d’octobre 2000 annonce une “rentrée chargée pour la police municipale”. Le plan sécurité vacances, qui a une fois encore donné toute satisfaction, “devient permanent, la sectorisation est en place et des agents de prévention viennent renforcer l’effectif.” Ces derniers, au nombre de quatre, assureront, avec les papies et mamies trafic, la sécurité des élèves aux abords des écoles et effectueront des relevés de vitesse au moyen du “radar de prévention”. Le numéro de novembre consacre sa première page (occupée d’ordinaire par l’éditorial de M. le Maire) à un article, illustré par l’image de motards de la police municipale (au lieu du portrait de M. le Maire), et intitulé “La sécurité : une tache difficile”. Dans ce même bulletin, page 21, on voit les policiers sur le terrain . “Arpentant, malgré la pluie, les rues du centre-ville, les îlotiers de la police municipale œuvrent au bien-être et à la sécurité. Leurs atouts : prévention, discrétion et proximité”. Le numéro de décembre invite les lecteurs à suivre “les brigadiers de nuit “ dans une de leur ronde. Dans un quartier sensible, ils invitent quelques jeunes à quitter les cages d’escalier, ils visitent les caves.
Il n’y a “pas de cité de non droit à Rueil”.
Jacques Baumel peut en être fier.
Mais qu’en pense l’opposition au moment où se durcit la campagne pour les élections municipales qui auront lieu dans moins de trois mois, les 11 et 18 mars 2001 ?
Rueil informations
Peut-on trouver la réponse à cette question dans le magazine municipal d’informations ? Voyons cela. Cette fort belle et souvent utile publication mérite qu’on la feuillette d’un peu plus près.
Lorsqu’il a conquis la mairie de Rueil, en 1971, l’ancien directeur de presse des années 50 a aussitôt remplacé le bulletin municipal, fort modeste, par le numéro 1 d’une revue à laquelle il a donné le nom de Rueil informations.
Au fil des ans, il n’a cessé d’améliorer la présentation et le contenu d’une publication dont il est toujours resté le directeur. Et mandat après mandat, il a augmenté régulièrement le nombre de numéros distribués chaque année. En décembre 1985 sort le numéro 66, qui porte en page de couverture, sous l’image du Père Noël, cette précision : “Bulletin municipal officiel”. En décembre 2000, c’est dans le numéro 182 que la mairie souhaite de joyeuses fêtes à ses lecteurs, ce qui donne 116 numéros pour les quinze années précédentes et permet de se faire une idée de l’évolution de la périodicité de cette revue, devenue quasi mensuelle. Le numéro 66 offre quelques images en couleurs, mais peu, la plupart des articles sont illustrés en noir et blanc. Le numéro 182, qui compte dix pages de plus (50 au lieu de 40), est entièrement multicolore et fait d’un papier au meilleur glacé.
“L’ours” est également riche d’enseignements.
Jusqu’en 1993, soit tout de même pendant plus de vingt ans, il reste fort sommaire. En effet, outre les indications réglementaires concernant l’impression, il ne donne que le nom du directeur de la publication : Jacques Baumel, et les noms de deux ou trois photographes. Il faut attendre 1994 pour voir apparaître, sous l’inamovible nom du directeur, celui d’Isabelle Bérend, chargée de la “Coordination de la rédaction”, ladite “rédaction” étant confiée à deux, puis trois journalistes, également nommés. Cette équipe ne cessera de se renforcer et d’apparaître de plus en plus professionnelle. Isabelle Bérend devient “Directeur de la rédaction”, l’un des journalistes, Bruno Labarthe, “Rédacteur en chef”. une “Correctrice”, Françoise de Jarcy, épaule ses collègues de la “Rédaction” à compter de décembre 1996, et une autre employée assure le secrétariat.
La présentation des rubriques, l’ordonnancement des titres, la distribution des images, le choix des formes et des couleurs, tous les détails de chaque mise en page ne peuvent que satisfaire celui qui a été directeur-gérant de Panorama du monde. Ce “Bulletin municipal officiel”, devenu “Magazine municipal d’informations”, rivalise désormais dans les salons de coiffure de la commune ou les salles d’attente des personnels de santé avec les publications que l’on trouve le plus souvent en ces lieux. Ainsi les administrés, qui auraient parcouru d’un œil un peu distrait l’exemplaire qui leur a été délivré gracieusement à domicile, peuvent-ils compléter leur connaissance de ce que fait pour eux la municipalité.
Qu’il s’agisse, on l’a vu, de la sécurité ou de l’emploi, de la multiplication des centres culturels, de la construction de la médiathèque, du combat pour la A86, de la métamorphose de la ville, avec Rueil 2000 et la Coulée verte, les lecteurs sont amplement informés.
D’autres rubriques sont aussi généreusement traitées.Une large place est faite à tout ce qui touche à l’enfance et à l’enseignement. En trente ans, Jacques Baumel a doté la ville “de plus de 1100 berceaux, soit autant que Toulouse”, et le magazine a rendu compte de la mise en œuvre, de la construction et de l’inauguration de chaque crèche, de chaque jardin d’enfants, 20 au total. Une même importance a été donnée à l’ouverture de 3 maternelles, de 5 groupes scolaires et à la mise en chantier d’un sixième, qui sera terminé en 2002 et s’appellera Albert Camus. Les parents doivent aussi savoir qu’aux bâtiments qu’elle offre aux écoliers, et aux subventions traditionnelles, la municipalité ajoute, depuis 1992, des “+ pédagogiques”, comme par exemple une heure d’arts plastiques et de musique par semaine. Le sport est également encouragé, à l’école et hors de l’école. En témoigne l’inauguration, le 1er juin 1996, du Stadium, le plus beau et le plus moderne des gymnases de la ville, une cérémonie qui s’est déroulée “dans un décor olympique et grandiose”, en présence de Michèle Alliot-Marie, Ministre des Sports et de Charles Pasqua, Président du Conseil Général.
Le sport à Rueil, sous la haute main de Denis Gabriel, maire adjoint, fait preuve de beaucoup de vitalité. Au mois de novembre 2000, le Rueil Athletic Club (RAC), qui a fêté ses 90 ans, a le plaisir d’annoncer “la naissance de sa quinzième section, le triathlon”. Aussi est-il bien naturel que les exploits des différentes équipes soient régulièrement rapportés dans Rueil informations, illustrés de superbes images.
D’autres chroniques donnent au magazine ce qui fait le charme de toute publication locale. Ce sont, outre les pages qui rendent compte des distributions de récompenses et de médailles, avec photos des récipiendaires, celles qui sont consacrées aux “Spectacles” (donnés dans les différentes salles), à “La vie des associations”, aux “Petites annonces” (Garde d’enfants, A vendre, Immobilier, Cours particuliers, etc.) et au “Carnet” (naissances, décès et photos des mariés du mois).
Toutefois, au-delà de cette diversité des articles, ce qui donne le ton de chaque numéro, c’est une expression que l’on trouve en titre de l’éditorial de M. le Maire, dans le numéro d’avril-mai 1990 :
“Une ville où il fait si bon vivre”.
Non-dit et trous de mémoire
En vérité, ce “bon vivre”, c’est le leitmotiv de tous les bulletins municipaux de France et de Navarre. Mais à Rueil comme ailleurs, derrière cette formule se cache ce que l’on évite de dire, parfois de manière délibérée.
En voici des exemples.
En 1971, lors de la séance du conseil municipal du 28 octobre, “le Maire confirme son opposition aux tracés des voies dites A86 et A87”. Il maintient longtemps cette attitude avant de se battre bec et ongles pour la couverture de la A86, et Rueil informations , au fil des numéros, présente toujours comme la meilleure la dernière position qu’il a prise.
Il en va de même du slogan :”Non à une ville béton!”, dont Rueil informations se fait l’écho. Le 5 novembre 1988, Jacques Baumel déclare à France-Soir : “Mon premier acte a été de stabiliser la population à 65 000 habitants...” Le recensement de 1999 dénombre 73 599 habitants, à cause de Rueil 2000, dont le magazine a salué la naissance et célébré la croissance.
En 1975, la commune achète le domaine de Cormeilles-en-Vexin pour y accueillir des classes transplantées. En 1991, M. le Maire, en compagnie d’Haroun Tazieff, inaugure la Maison de la Nature (serre tropicale, salle d’exposition, bibliothèque pouvant recevoir les élèves d’une classe). En 1994, la Ferme du Mont-Valérien “donne aux enfants la clef des champs”.
Bravo! Que de belles images! Peu importe le prix!
Revers de la médaille, le 24 octobre 1991, la directrice de l’école maternelle Pasteur reçoit cette lettre de M. le Maire : “Il me revient de divers côtés que certains parents se préoccupent du maintien (depuis plusieurs années) de bâtiments préfabriqués (en fort piteux état) dans votre école maternelle (...) Dans le programme de modernisation de nos groupes scolaires, nous avons dû commencer par les opérations les plus urgentes et les plus graves, mais nous n’avons pas perdu de vue la disparition de ces préfabriqués et leur remplacement par de nouvelles constructions. Je puis même vous dire que nous prévoyons cette opération dans le cadre du prochain budget 92...” De fait, la rénovation de cette école ne sera achevée que pour la rentrée de 1995.
Le 27 novembre 1993, “en plein cœur de Rueil 2000”, est inaugurée “l’école la plus moderne du département”, remarquable par “son toit en forme d’aile d’avion, sa façade vitrée, ses salles colorées...” et l’installation des plus petits à l’étage, où “ils bénéficient d’une seconde cour sur le toit du restaurant”.
Hélas! ce groupe scolaire n’a pas été construit par Paul Chemetov, l’architecte de renommée internationale qui a conçu la superbe médiathèque Jacques Baumel. Dès la rentrée, les maîtres tirent les rideaux, puis demandent que les vitres soient peintes pour ne pas avoir l’impression de faire la classe dans la rue. Ensuite, ils réclament un préau ( oublié ? l’architecte ne savait peut être pas que cela se faisait ), ceux qui s’occupent des petits se plaignent du manque de sécurité... Abrégeons. Dans les mois qui suivent, on relève tant de malfaçons et de non respect des normes que toutes les cloisons doivent être abattues, tous les circuits électriques refaits... Pour le budget de la ville, un mini - gouffre à combler... Autant d’incidents qui ne figurent pas dans les “informations “ que donne le bulletin municipal.
On ne l’y reprendra pas, M. le Maire. En 1999, il inaugure l’école Alphonse Daudet, de facture plus classique, ce qui n’exclut pas une touche d’originalité. “ Tout est de bon goût à Alphonse Daudet, sans rupture de style architectural, s’enthousiasme la directrice. Je la vois comme un palais mauresque. Et ce patio...” Quant à la journaliste qui invite les lecteurs de Rueil informations à une “visite guidée”, elle présente “une école inspirée, somptueuse et innovante”. Serait-on dans un conte d’Alphonse Daudet ? “ Que nenni, conclut-elle. Cette école là est bien réelle, laïque, républicaine, gratuite. Un vrai luxe pour tous .”
Osera-t-on ajouter que cette école de treize classes, unanimement appréciée à juste titre, a été fort longtemps, trop longtemps attendue . Elle remplace l’école Jean Macé, une école de la troisième république, très belle à l’origine, mais construite pour recevoir quatre classes et jamais agrandie. Le bulletin municipal n’a jamais rendu compte, durant tant d’années d’atermoiements, ( faut-il rénover Jean Macé ? faut-il construire une nouvelle école ? ) de l’entassement des enfants dans des préfabriqués et des salles de fortune, offrant des conditions de sécurité précaires.
Si les lecteurs de Rueil informations ne trouvent que rarement un bémol dans l’air de Une ville où il fait si bon vivre, c’est parce que l’opposition n’y a presque jamais la parole. En trente ans, les “tribunes libres” (critique du budget par le PS, critique de la politique du logement par le PC ), se comptent sur les doigts d’une main.
A partir du mois de décembre 1997, une nouvelle rubrique s’intitule “Nos lecteurs ont la parole”.
Premières lettres (données en modèle ?) : “Nouveaux arrivants à Rueil (...) Très intéressés par votre journal, nous souhaiterions l’obtenir plus régulièrement”. - “Par son excellente tenue et sa présentation très soignée, cette revue porte haut et loin les couleurs de notre ville” ( introduction à la présentation d’une association “Défense de la langue française.” )
Dans les numéros qui suivront, le contenu du courrier sera moins caricatural, aux éloges se mêleront parfois de menues doléances, mais jamais ne seront abordés des sujets qui fâchent, et, dans tous les cas, le dernier mot restera à la rédaction qui exerce son droit de réponse.
Boîtes aux lettres municipales
La couverture du numéro de Rueil informations daté de janvier 1989 présente l’une de ces grosses boîtes aux lettres municipales, érigées dans tous les quartiers. Elle est haute, rouge, baptisée “Boîte à idées” et accompagnée de cette légende : “Mettez vos idées en boîtes. Nous les mettrons en valeur”.
En installant ces boîtes dans tous les quartiers, M. le Maire ne cesse de solliciter les avis de ses administrés, comme il fait avec son magazine .
Tient-il compte de ceux qu’il reçoit ?
Peut-être... Quelquefois... Mais il ignore le message qu’on lui fait parvenir si le sujet abordé ne lui convient pas.
Un seul exemple. Un Rueillois lui écrit :
“ Dans le numéro d’avril 1993, du mensuel Saint-Cloud informations, M. Bertrand Cuny, maire de Saint-Cloud, consacre un paragraphe de son éditorial à la presse de sa commune (...) Dès le mois de mai 1993, le “Journal officiel de Saint-Cloud” que le maire annonçait est paru sous le titre : “L’officiel de Saint-Cloud”. Ses douze premières pages rendent compte de deux séances du Conseil municipal “de manière exhaustive” ( interventions de l’opposition rapportées ) (...) Pour ce qui est des minorités, elles ont depuis longtemps le droit de s’exprimer à Saint-Cloud, où le bulletin municipal leur offre la possibilité de donner leur “Point de vue” sous la rubrique “DÉMOCRATIE LOCALE”. De 1983 à 1989, les 3 conseillers municipaux (sur 35) du “Groupe de la Majorité Présidentielle” ont disposé d’une pleine page dans le bulletin. Depuis 1989, les 3 mêmes conseillers et les 2 conseillers du FN (toujours sur 35) disposent les uns et les autres du même espace de liberté d’expression.
Ne pensez-vous pas, Monsieur le Maire, vous qui êtes Directeur de Rueil informations, que la presse de notre commune pourrait s’inspirer de celle de Saint-Cloud ?”
M. le Maire n’a pas répondu à cette lettre.
”Ma binette partout”
Rueil informations publie chaque mois des articles d’une grande diversité, illustrés de très belles photos, également diverses, mais parmi lesquelles figure toujours, à plusieurs reprises, celle de M. le Maire. Cette persévérance lui permet de participer au challenge “Ma binette partout” cher au Canard enchaîné, qui épingle, en juin et juillet 2000, Jacques Myard, député-maire RPR de Maisons-Laffitte (10 fois sa photo en 12 pages) et Michel Suchod, député socialiste de Bergerac (10 fois en 8 pages). Jacques Baumel fait aussi bien depuis longtemps, avec par exemple 10 photos dans le numéro de Rueil informations de janvier 1989.
Les autres organes de la presse locale, les vœux de nouvel an, des prospectus invitant ses administrés à lui téléphoner, les professions de foi et les affiches à l’occasion des campagnes électorales lui permettent de satisfaire plus complètement ce narcissisme.
En vérité, ses conseillers, au nombre desquels figure Thierry Saussez, professionnel de la communication, semblent le pousser à se faire photographier.
Thierry Saussez lui-même apparaît souvent dans les pages de Rueil informations, soit dans le sillage de Jacques Baumel, soit seul dans l’exercice de ses fonctions d’adjoint, le publicitaire qu’il est connaissant bien le prix de la diffusion de son image pour un homme politique.
Et pourquoi s’en priverait-il ?
Et pourquoi M. le Maire ne saisirait-il pas la moindre occasion de se faire voir ?
Rueil informations ne coûte pratiquement rien au contribuable. Ces “Remerciements” en témoignent :
“La direction de la communication de la Mairie et la régie publicitaire expriment leur reconnaissance à l’ensemble des annonceurs pour avoir été, tout au long de l’année 2000, les fidèles partenaires de la revue municipale “Rueil-infos .”
Ces annonceurs sont au nombre de 96.
La publicité en couleurs sur papier glacé du magazine municipal est en tous points comparable à celle de toutes les revues de la presse commerciale ou politiquement engagée.
Elle remplit la même fonction.
La politique, c’est un métier.
Pour user d’un langage moins proche de la rue, notons qu’une douzaine de chercheurs au CNRS et de professeurs d’université se sont réunis, sous la direction de Michel Offerlé, pour écrire un ouvrage intitulé :
“La profession politique”. 12
Nous aurons l’occasion d’en reparler.
L’écrivain
Rueil infos 13 de mai 1999.
Titre et première phrase d’un articulet, page 6 :
“ Dans les coulisses de la Résistance. Le 6 mai sortira “Résister”, le livre que Jacques Baumel consacre à sa vie de résistant .”
Son premier livre. Un très beau livre, qui captive l’esprit et chatouille le cœur. Un ouvrage qui prouve que le fameux distique de Corneille peut fort bien convenir à un octogénaire :
Mes pareils à deux fois ne se font point connaître
Et pour leur coup d’essai veulent des coups de maître.
Toutefois, il faudrait s’entendre sur le sens du mot “livre” avant de s’étonner du succès considérable qui va couronner celui que publie l’ancien secrétaire général des Mouvements Unis de Résistance (MUR). Car si, en 1999, on rassemblait en volumes reliés ou brochés toutes les pages écrites au fil des ans par l’auteur de Résister, il faudrait une vaste bibliothèque et de solides rayons pour tous les accueillir.
La simple évocation de la masse des textes qui sont nés sous sa plume fatigue l’esprit. N’a-t-il pas été professionnel de l’écriture ? Journaliste chargé de reportages avant d’être directeur de journal ?
Il en est aujourd’hui à son douzième mandat de député. Il a aussi rempli un mandat de sénateur. Et il a fait partie d’un gouvernement. Combien de discours cela représente-t-il? Combien de campagnes électorales, d’articles dans les journaux, de professions de foi?
Comment font les hommes politiques pour tant écrire ? Un article du Canard enchaîné, publié sous le titre “Un gaulliste inspiré”, aide à répondre à cette question.
“ Jacques Baumel, dit le Canard, vice-président RPR de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, ancien secrétaire d’État et pigiste de luxe au “Figaro”, s’est livré, le 12 juillet, dans les colonnes de ce journal, à un savant exposé sur les risques encourus par la France, après la décision de ne pas reprendre ses essais nucléaires. Dans un article intitulé “Défense : SOS Danger”, il disserte longuement sur “l’environnement de plus en plus menaçant” et “l’affaire grave et complexe” des essais. Le tout à grand renfort de références au général de Gaulle. Mais Baumel a manifestement d’autres sources d’inspiration. Le 6 juillet, on pouvait lire, à la une du “Quotidien de Paris”, un éditorial signé Philippe Marcovici...”
L’accusation de plagiat qui suit est étayée par 6 longues citations empruntées aux deux textes.
La conclusion ne manque pas moins de sel, qui suppose que Baumel “fait sienne cette vieille maxime militaire : ”A l’armée, on copie ou on fait des conneries”.
“ A moins, ajoute le satiriste, qu’il ne cherche à se venger d’un article, lui aussi très “inspiré”, qu’avait publié Pierre Darcourt dans “Le Figaro”, en août 1986. On y comptait pas moins de 140 lignes copie conforme d’un article que Baumel signait cette fois dans... “Le Quotidien”. Un prêté pour un rendu .”
Toutefois, si l’anecdote éclaire les jeux des hommes politiques elle confirme en même temps plus qu’elle ne dément l’étonnante fécondité de notre député-maire que ses fonctions contraignent à l’écriture et qui satisfait de surcroît ses pulsions de “pigiste de luxe”.
Philippe Séguin crée-t-il une revue de réflexion gaulliste en 1998 ? Jacques Baumel lui accorde un article intitulé “La télévision et la culture”. Et de s’interroger : “Vecteur d’éveil ou narcotique” ?
Il conclut en notant que “la technologie est et sera de plus en plus puissante et doit donc susciter un encadrement de plus en plus sévère du contenu.”
Il convient également de rappeler que Jacques Baumel a publié, aux éditions Vaugirard, en 1985, un ouvrage intitulé : Une certaine idée de la France .
En 1994, il en a fait paraître un autre, aux éditions des Forges, La France et sa défense, - texte qui, ajouté à ses interventions à l’Assemblée, montre assez qu’il n’a nul besoin de Philippe Marcovici pour s’exprimer sur ce sujet.
Il est ou a été Vice-Président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée Nationale, Président de la Commission de la Défense de l’UEO (Union de l’Europe occidentale), Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Président de la Commission politique de l’UEO.
Invité en 1998 par les Présidents des délégations représentant “l’Union paneuropéenne”, il les remercie en ces termes:
“ Je crois que je suis un des plus anciens adeptes de cette organisation puisqu’il y a 30 ans déjà, je participais à des conférences avec l’Archiduc Otto de Habsbourg et le père de notre ami, Monsieur Pons, et beaucoup d’autres pionniers de l’idée paneuropéenne. C’est donc un grand plaisir pour moi d’essayer de traiter devant vous, aussi rapidement que possible, un des problèmes essentiels de notre époque : la défense européenne et la politique de sécurité.” Et une allocution de plus.
Toutefois, de nombreux articles pour la presse, et d’innombrables discours à des tribunes diverses, ne valent pas ce qui s’appelle “un livre”, même si un condensé de la substance qu’ils contiennent paraît en volumes d’une centaine de pages.
Résister est un vrai bon livre. Il porte en sous-titre : Histoire secrète des années d’occupation. Un autre aurait aussi bien convenu : Mémoires d’un jeune rebelle, comme en témoignent les emprunts qui alimentent la première partie du présent ouvrage.
Il est difficile de dire en quelques mots ce qui fait l’intérêt, le charme, mais aussi l’originalité de ce texte, venant après tant et tant d’autres qui traitent comme lui de la Résistance et de l’existence au quotidien “des combattants de l’ombre”. Évoque-t-il le régime de Vichy ? Nul n’ignore que nombre de Français, qui ne supportaient pas l’occupation allemande, placèrent longtemps leur espoir en Pétain. Jacques Baumel, qui n’était pas de ceux-là, n’en réussit pas moins à parfaitement traduire les sentiments de cette France attentiste.
Qui ne connaît Moulin, sa fin tragique ? Combien d’ouvrages ont raconté “l’affaire de Caluire” ? Le témoignage de l’auteur de Résister n’en retient pas moins, on l’a vu, l’attention du lecteur.
Cet ouvrage contient d’excellents portraits des hommes les plus connus, de Frenay, de Soustelle, qu’il seconda, de Malraux, de Camus, qui furent ses pairs, de Mitterrand qu’il croisa, mais aussi de compagnons moins connus ou injustement oubliés comme Bénouville ou Brossolette. Il contient des pages émouvantes pour parler de Bertie Albrecht, héroïne célèbre, mais aussi de Ginette, “une fille de mineurs du Nord”, “infiniment dévouée”, déportée, “un squelette vivant” à son retour, qui s’est éteinte “dans cet anonymat qui rend plus poignant encore le sacrifice de tous ces héros inconnus”.
L’auteur sait rendre hommage aux humbles, à un contrôleur de la SNCF, à ceux qui cachèrent des fugitifs. Il honore la mémoire des compagnons perdus. Il se souvient de tant de massacres, ne mâchant pas ses mots pour déplorer ceux qui auraient pu être évités dans les maquis. Mais, variant le ton, il rapporte aussi des anecdotes, distrayantes ou piquantes, la peur de Camus par exemple, interpellé dans le métro à l’occasion d’une rafle.
Résister sera accueilli et récompensé autant qu’il le mérite. Pour fêter sa sortie, le 6 mai, “ à la veille de la célébration de la Victoire du 8 mai 1945 ”, une conférence-débat est organisée au Théâtre André Malraux, sur le thème des “Histoires secrètes des années d’Occupation”. Cette réunion est animée par la journaliste Michèle Cotta ; Jacques Baumel y répond aux questions qui lui sont posées, portant plus particulièrement sur “l’affaire de Caluire”, avant de passer à la signature de son livre.
Résister obtient ensuite le prix Philippe Viannay-Défense de la France. Puis il devient, dès après sa parution, ouvrage de référence et prend place dans les bibliographies relatives à la période 1940-1945
Encouragé par ce succès, l’auteur songe bientôt à lui donner une suite. N’a-t-il pas été député au lendemain de la Libération ? Disciple du Général d’une fidélité inébranlable ? L’un des fondateurs du RPF ? L’un des plus actifs partisans du retour au pouvoir de celui que la renaissance des vieux partis politiques a écarté ?
Ce livre, il l’intitulera De Gaulle, l’Exil intérieur.
Il le fera paraître en 2001 (achevé d’imprimer en avril, dépôt légal en mai).
Dépôt légal de Résister : mai 1999.
Deux ans seulement séparent les deux ouvrages.
Mais l’auteur n’a pas consacré ce temps uniquement à ciseler ses mémoires.
L’évocation du passé ne lui a pas fait perdre de vue les élections municipales qui auront lieu au mois de mars 2001.
Pour la suite ---> retour au début, voir colonne de gauche, cliquer Baumel III - 7
Notes :
Chapitre III - 6 (p. 239 à 258)
1 Ph. Madelin, Jacques Chirac... op. cité.
2 Rueil informations, Février 1991.
3 De l’ONF (Office National des Forêts), il obtient que soit revu le plan d’aménagement de la forêt domaniale de Saint-Cucufa. “D’un point de vue paysager, déclare le chef du service départemental, il faut distinguer le Val, origine naturelle de la Coulée verte, du reste de la forêt. Le Val doit être plutôt traité comme un parc forestier, moins dense. Il doit ressembler à une futaie éclaircie, être plus ouvert (prairie et pré-bois)...” (Rueil informations, Mai 1999) .- Partant de ce “Val”, on peut déjà accéder à un chemin de grande randonnée. Il sillonne les anciens vergers des Gallicourts et conduit à une table d’orientation d’où l’on peut admirer, du haut des coteaux, un magnifique panorama, les forêts de Saint-Germain-en-Laye et de Montmorency, le lac d’Enghien, la Défense, la Tour Eiffel. De cet endroit, on peut imaginer la poursuite des travaux, qui intégreront les 400 ha de la “Coulée verte”, prolongée jusqu’à la Seine, dans les quelque 700 ha du Parc Naturel Urbain de Rueil-Malmaison, qui sera presque aussi vaste que le bois de Boulogne (800 ha).
4 Rueil informations, Avril 1996.
5 Régionales 1998 .- Résultats complets. 1 : Rueil, 2 : Hauts-de-Seine.
Le Gallou (FN) : 12,07% ; 13,75% (4 sièges) . - Breton (LO) : 2,94%; 3,46% .- Bidou (DVD) : 1,64% ; 1,34% .- Lalumière (G. pl.) : 28,48% ; 33,79% ( 10 sièges) .- Pasqua (RPR- UDF) : 38,11%; 32,52% (10 sièges) .- Jaconno (Écolo. ind.) : 3,52% ; 3,10% .- Laval (Gén. écolo.) 1,81%; 1,73% . - Montillot (DVD) 11,44% ; 10,30% ( 3 sièges) . - Dupré (Parti hum.) : 0,01%
6 Cantonales 1998 :Caron (RPR-UDF) : 52,34% .- Ferrer (FN) : 11,07% .- Pacouret (PC) : 4,76% . - Favennec (PS) : 19,29% .
Giroud (MDC) : 3, 38% .- Plain (Verts) : 9,16% .
7 Européennes 1999 :
PS-PRG-MDC (Hollande) 21,95% (22 sièges) . - Rassemblement... (Pasqua-Villiers) 13,05% (13 sièges) .-
RPR-DL (Sarkozy) 12,82% (12 sièges) .- Verts (Cohn Bendit-Voynet) 9,72% (9 sièges) .- UDF (Bayrou) 9,28% (9 sièges) .-
PC (Hue) 6,78% (6 sièges) .- Chasse...(Saint Josse ) 6,77% ( 6 sièges) .- FN (Le Pen) 5,69% ( 5 sièges) . -
FO-LCR 5,18% .- (5 sièges)
8 Référendum pour le quinquennat :
Résultats (pour la métropole) : “OUI” 7 407 697 . - “NON” 2 710 651 . -
Bulletins nuls : 1 940 340 .- Abstentions : 27 880 073
9 Notre Journal, Rueil, Saint-Cloud, Garches ... n° 147, avril 1994.
10 Titre d’un article dans Rueil informations d’octobre 1997 (Martine Aubry, ministre Emploi et Solidarité du 3-6-1997 au 17-10-2000).
11 Savoureuse formule. Charles Pasqua est ministre de l’Intérieur (et ministre d’État) - Simone Veil, ministre des Affaires sociales (et
ministre d’État) (gouvernement Balladur).
12 Michel Offerlé (Ouvrage collectif sous la direction de) La profession politique XIXe - XXe siècles, Paris, Belin, 1999.
13 Une modification de la couverture a entraîné l’abréviation du mot “informations” en 1998.
11:13 Publié dans Biographie Baumel III - 6 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rueil-malmaison, député-maire, théâtre, élections



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